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Lot 163 - Jespers Floris 1889-1965 - Belgique - Bonjour Ostende (1926-27) - Huile sur toile [...]

Estimation : 250 000 € / 350 000 €

Adjugé 460 000 €


Résultats sans frais

Jespers Floris 1889-1965
Belgique
Bonjour Ostende (1926-27)
Huile sur toile
Sig. '26-'27 et sig. au dos "Bonjour Ostende / Toilettes claires / Rimes légères / Floris Jespers"
146 x 155 cm
"Oeuvres nouvelles. Salon de clôture" Gal. Le Centaure, Bruxelles 1927, cat. no. 56
"Salon Kunst van Heden" Salle des Fêtes, Anvers 1928, cat. no. 183
"Salon Kunst van Heden" Salle des Fêtes, Anvers 1936, cat. no. 28
"Art Déco Belgique 1920-40" Musée d'Ixelles 1988; Musée d'art moderne, Villeneuve d'Ascq 1989, p. 63 / p. 10 reprod.
"Rétrospective Floris Jespers" MRBA, Anvers; Singer Museum, Laren 1990, cat. no. 55, p. 123 reprod.
"Floris & Oscar Jespers. De moderne jaren" Hessenhuis, Anvers 1996, cat. no. 115, p. 157 reprod.
"Frits Van den Berghe" PMMK, Oostende 1999-2000 n161
"Rétrospective Floris Jespers" PMMK, Oostende 2004-05, cat. no. 34, p. 80 reprod.
"Beaufort" Mu.Zee, Oostende 2009
"Bonjour Ostende. Ostende dans l'art international" Venetiaanse Gaanderijen, Oostende 2013, p. 173 reprod. & reprod. sur la couverture
"Le Centaure, Chronique artistique" no. 9, 1927, p. 167 reprod.
"Gand Artistique, art et esthétique" no. 6, 1927, p. 113 reprod.
"Sélection" no. 10, 1927, p. 777 reprod.
"Variétés" no. 2, 1928, p. 80 reprod.
"Tribord" no. 8 (numéro spécial Ostende), 1931, p. 12 reprod.
"Floris Jespers" Gaston Burssens, Anvers 1943, pl. 17
"Floris Jespers" André De Ridder, dans Vlaamse Kunst, I Anvers 1952, p. 284
"Antwerp The New Spring" Jean F. Buyck, Ortelius Series, Anvers 1991, p. 282 reprod.
"Le mouvement Sélection" Inge Henneman, dans: L'Art Moderne en Belgique 1900-45, Anvers 1992, cat. 226, p. 181 & 184 reprod.
"Paul-Gustave Van Hecke" Michel Draguet e.a., Bruxelles 2012, p. 39 reprod.
coll. Paul-Gustave Van Hecke, Bruxelles
vente Gal. Le Prisme, 08.05.1933, no. 77 reprod.
coll. M. Van Extergem, Bruxelles




BONJOUR OSTENDE (1926-27)

Ostende, reine des plages! Dans les années folles, elle était le décor pour la vie sociale excitante. La bourgeoisie de tout le pays s’y rassemblait pour voir, mais surtout pour être vue. En plus, la ville natale de James Ensor s’est épanouie comme un aimant artistique attirant des écrivains, des artistes et des marchands d'art, tels que le peintre allemand Heinrich Campendonck, le cinéaste Henri Storck et l'entourage de la galerie bruxelloise Le Centaure, avec le Casino comme épicentre. C'était tout comme The Great Gatsby sur notre côte belge.

Lors de l'été de 1926 aussi Floris Jespers séjournait à Ostende. Il a été fasciné par la vie côtière avec ses baigneurs, ses joueurs et ses voyeurs, mais il a également remarqué les intrigues se déroulant sur la digue. Son tableau grand format intitulé « Bonjour Ostende » a si magistralement réussi à capturer l’ambiance vibrante des roaring twenties, que Xavier Tricot donne le même titre à son exposition en 2013 qui met à l’honneur le rôle d'Ostende dans l'histoire de l'art.

La période Centaure (1926-30) est sans aucun doute l’apogée du développement de l’œuvre de Jespers. Si son style initial a été fortement influencé par le fauvisme (comme dans « Ruban véronèse » (1916), également ici aux enchères), les libertés formelles du cubisme et du surréalisme feront leur entrée : motifs écoulant, formes stylisées, couleurs gaies soulignant la légèreté. Dans « Bonjour Ostende », Jespers pousse l’abstraction à son paroxysme. De petits détails sont éparpillés sur la composition entière, comme des indices à déchiffrer afin de dévoiler la clé de l'histoire. Le tableau comme rébus surréaliste.

Les protagonistes : un jeune couple flânant sur la digue. L’histoire : des secrets voilés, suggérés par le dédoublement comme un jeu de mime. Cependant, les gestes et les regards en disent long. La femme semble se retourner, gênée par la jupe moulante. Elle envoie la main vers le navire éloigné. L’autre tient ostensiblement un collier de perles, symbole banal de l'amour « acheté ». Par contre, la paume sombre à droite montre un cœur percé d'une flèche. Le gentlemen à côté d'elle, avec son chapeau de paille, son bâton et sa pipe un parangon d'élégance et de convivialité, porte également l'insigne d'officier de marine: il parcourt le monde, éloigné de sa femme. Ses deux têtes tournent en directions contraires, façon Janus. Voilà le couple bourgeois comme il faut, mais à qui appartient leur cœur ? Trempé de satire, Jespers met en scène le théâtre des mondanités.

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